Guide TRE 2026

Tunisien résident à l'étranger : créer, investir et gérer en Tunisie sans être sur place.

Vous vivez en France, en Belgique, en Suisse, en Allemagne, en Italie, au Canada ou dans le Golfe, et vous voulez créer une société en Tunisie, y investir ou préparer votre retour. Ce guide rassemble ce que tout Tunisien résident à l'étranger doit savoir avant d'agir : le statut, les comptes, la garantie de transfert, la création de société à distance, la fiscalité du non-résident, le retour définitif, et les erreurs qui coûtent cher. MGI BFC, cabinet d'expert-comptable inscrit à l'OECT et membre de MGI Worldwide, vous accompagne intégralement à distance.

Qui est concerné et ce que le statut permet

Est considéré comme Tunisien résident à l'étranger (TRE) le ressortissant tunisien établi durablement hors de Tunisie, qu'il ait ou non une seconde nationalité. Au regard de la réglementation des changes, il est traité comme non-résident, ce qui ouvre des possibilités précises : ouvrir et alimenter en Tunisie des comptes en devises et des comptes en dinars convertibles, investir en Tunisie en important des devises, et bénéficier, pour les investissements ainsi réalisés et documentés, de la garantie de transfert des revenus (dividendes, loyers) et du produit de cession.

En tant que ressortissant tunisien, le TRE n'est pas soumis aux autorisations réservées aux étrangers pour certaines acquisitions ; il peut créer une société, prendre une participation, acquérir un bien immobilier ou financer un projet familial dans le cadre du droit commun tunisien.

La règle d'or : documenter l'apport en devises

Le point que les TRE découvrent trop tard : la liberté de retransférer plus tard vos dividendes ou le prix de vente de votre société dépend de la manière dont l'argent est entré. Un investissement financé par un virement de devises depuis l'étranger, passé par un compte bancaire tunisien et matérialisé par les justificatifs bancaires (attestation d'importation de devises, fiche d'investissement selon les cas) est protégé ; un apport en espèces, un virement sur le compte d'un proche ou une avance non tracée ne l'est pas.

Nous organisons dès le départ le circuit bancaire et la documentation, en coordination avec votre banque tunisienne, pour que la sortie soit aussi simple que l'entrée.

Créer une société en Tunisie depuis l'étranger, étape par étape

1. Choisir la forme : SUARL (associé unique) ou SARL pour la plupart des projets, SA pour les projets d'envergure. Le gérant peut résider à l'étranger.

2. Formaliser à distance : les actes et formalités peuvent être accomplis par un mandataire muni d'une procuration légalisée (consulat ou apostille selon le pays), ce qui évite de multiplier les allers-retours.

3. Ouvrir le compte et libérer le capital : blocage du capital sur un compte bancaire tunisien, idéalement par virement de devises depuis l'étranger (voir la règle d'or). Selon la structure du capital et de l'activité, un statut de société non-résidente au regard des changes peut être envisagé, sous conditions, avec ses avantages propres.

4. Immatriculer : registre national des entreprises, identifiant fiscal, affiliation CNSS avant la première embauche, déclaration d'existence. Avec un dossier préparé, la séquence se compte en semaines.

5. Organiser la vie de la société : comptabilité, déclarations mensuelles, paie, assemblées, dépôt des comptes ; tout cela peut être tenu par le cabinet et suivi depuis l'étranger, avec un reporting régulier en ligne.

La fiscalité du Tunisien non-résident

Si vous n'êtes pas résident fiscal en Tunisie, vous y êtes imposé uniquement sur vos revenus de source tunisienne : dividendes de votre société (retenue à la source), loyers d'immeubles situés en Tunisie, plus-values de cession de titres ou d'immeubles, rémunérations d'activités exercées en Tunisie. Les conventions fiscales conclues par la Tunisie (avec la France, la Belgique, l'Allemagne, l'Italie, le Canada, plusieurs pays du Golfe) répartissent le droit d'imposer et évitent la double imposition : elles doivent être appliquées ligne par ligne, revenu par revenu.

Points de vigilance : la déclaration de vos revenus tunisiens dans votre pays de résidence, l'impôt sur la fortune institué par la loi de finances 2026 pour les patrimoines nets dépassant le seuil légal (à examiner selon votre situation et la localisation des biens), et la cohérence entre ce que vous déclarez ici et là-bas.

Le retour définitif : anticiper pour ne rien perdre

Le Tunisien qui rentre s'installer définitivement peut, sous conditions (durée de résidence à l'étranger, délais, formalités douanières), bénéficier de régimes de faveur pour l'importation de ses effets personnels, d'un véhicule et, dans certains cas, d'équipements destinés à un projet économique. Ces avantages se préparent avant le retour : le calendrier, la constitution du dossier et l'ordre des opérations conditionnent leur obtention.

Le retour est aussi le moment de revoir la structure de vos avoirs : comptes en devises conservés, société existante, biens immobiliers, statut fiscal qui bascule vers la résidence tunisienne. Une revue avant le départ évite les mauvaises surprises.

Les erreurs qui coûtent cher

Créer la société au nom d'un proche « pour simplifier », et perdre le contrôle ou la garantie de transfert. Financer en espèces ou par des canaux non tracés. Laisser la comptabilité et les déclarations en sommeil parce qu'on est loin : les pénalités courent, et la régularisation coûte plus cher que la tenue. Mélanger comptes personnels et comptes de la société. Ignorer la déclaration des revenus tunisiens dans le pays de résidence. Chacune de ces erreurs se prévient avec un interlocuteur unique sur place.

Comment MGI BFC accompagne les TRE, entièrement à distance

Création clé en main (forme, statuts, banque, immatriculations), tenue de la comptabilité et de la paie, déclarations fiscales et sociales, secrétariat juridique, reporting mensuel en ligne, coordination avec votre banque pour la documentation des flux, assistance fiscale sur les conventions et la retenue à la source, préparation du retour définitif, et, le jour venu, évaluation et cession de votre société. Une équipe francophone, anglophone et arabophone, un seul point de contact, joignable dans votre fuseau horaire.

Guide indicatif rédigé par les équipes MGI BFC. La réglementation des changes, la fiscalité et les régimes de faveur évoluent avec les lois de finances et les circulaires de la Banque centrale : chaque situation est vérifiée au cas par cas avant toute décision.

Questions fréquentes

Puis-je créer une société en Tunisie sans me déplacer ?

Oui, dans la plupart des cas, grâce à une procuration légalisée donnée à un mandataire pour les formalités, et à l'ouverture du compte bancaire coordonnée avec la banque. Certaines banques demandent une présence pour l'ouverture de compte ; nous vérifions en amont et organisons le calendrier.

Pourrai-je rapatrier mes dividendes et le prix de vente de ma société ?

Oui si l'investissement a été financé par importation de devises via un compte bancaire tunisien et documenté comme tel. C'est la condition centrale ; nous la sécurisons dès le premier virement.

Vais-je payer des impôts en Tunisie et dans mon pays de résidence ?

En Tunisie, uniquement sur vos revenus de source tunisienne, souvent par retenue à la source. Dans votre pays de résidence, selon ses règles et la convention fiscale applicable, qui prévoit les mécanismes évitant la double imposition. Nous étudions les deux côtés avec, si besoin, le cabinet MGI de votre pays.

Dois-je tenir une comptabilité même si la société est petite ou peu active ?

Oui : toute société tunisienne tient une comptabilité et dépose ses déclarations, même sans activité. C'est aussi ce qui protège votre garantie de transfert et votre historique en cas de cession.

Comment obtenir une première analyse de mon projet ?

Décrivez votre projet (activité, pays de résidence, montant envisagé) via notre formulaire de demande de proposition ou par e-mail : un premier échange gratuit et confidentiel sous 24 heures.

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